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Life in process
La vie en cours
La vida en proceso

Xtóbal

Statement
trajectory
biography

Statement

 

Me gusta pensar que mi trabajo se orienta en constante experimentación, con la firme idea de proponer reflexiones, preguntas (a veces infinitas, sin posibilidad de una respuesta unívoca). Siempre me ha interesado e interrogado el cuerpo humano, en el espacio y como vínculo o como expresión física de la psiché. De ahí el uso de la corporalidad, las cabezas, el desdoblamiento o el glitch intelectual y corporeo del ser. Me interesa la adaptación, la evolución, la hibridación, todo ello en respuesta a lo que nos preocupa, en lo que como sociedad nos estamos transformando; lo que la identidad o la ausencia de ella puede ser motivo de tortura síquica, las prácticas sexuales como refexión carnal e intelectual... No puedo entender el arte como una mera y bella exibición sin fundamento (la belleza es una consecuencia, no un objetivo). La enorme capacidad de nuestra materia gris exige aceptar que el arte ha de establecer un dialogo a su altura, nunca menor, sean quienes sean el artista y el espectador. Evidentemente, más allá de la obra ha de haber otra dimensión, la evidencia de un proceso. Ese desarrollo, en mi caso está íntima e intricamente relacionado con el discurrir de los días, de los encuentros, de las conversaciones... Todo el bagaje emocional acumulado. No hay una separación nítida entre la práctica artística y un supuesto ambito personal. De hecho, ser artista no es un trabajo, es una busqueda vital, una forma de discurrir en la existencia.

 

Soy un artista poliédrico. Me interesan la pintura, la escultura, la instalación, el video, la performance e incluso el documental. Son herramientas y ámbitos que me ayudan en cada momento a orientar las ideas. Todo pertenece a una misma forma de pensar. Aunque los mil rostros de esas cavilaciones a veces conviven, interactúan y, en ocasiones, se contraponen, al final el conjunto siempre converge en un mismo prisma. Utilizo una amplia gama de materiales y herramientas, escogidas a partir de mi experiencia vital, sin complejos ni preferencias predeterminadas. Perfeccionando ese concepto de multiplicidad, fundé en 2009, junto a Esteban Plaza, el binomio -EX-, para la creación de performance, foto-performance y video-performance; formatos más invasivos para así englobar todas esas disciplinas a la vez (sin dejar de considerarlas por separado). Son obras que destilan esa idea de no sentir la necesidad de renunciar a algo. Mi Kodawari es sin duda la búsqueda de nuevos límites, nuevos horizontes. Es un latir, una respiración.

I like to think that my work is oriented towards constant experimentation, with the firm idea of ​​proposing reflections, questions (sometimes infinite, with no possibility of an unequivocal answer). I have always been interested in and questioned the human body, in space and as a link or as a physical expression of the psyche. Hence the use of corporality, heads, the intellectual and corporeal unfolding or glitch of being. I am interested in adaptation, evolution, hybridization, all in response to what concerns us, what we are transforming into as a society; what the identity or the absence of it can be a reason for psychic torture, sexual practices as a carnal and intellectual reflection... I cannot understand art as a mere and beautiful exhibition without foundation (beauty is a consequence, not an objective) . The enormous capacity of our gray matter requires us to accept that art must establish a dialogue at its level, never less, regardless of who the artist and the viewer are. Obviously, beyond the work there must be an other dimension, the evidence of a process. That development, in my case, is intimately and intricately related to the passing of days, meetings, conversations... All the accumulated emotional baggage. There is no clear separation between artistic practice and a supposed personal environment. In fact, being an artist is not a job, it is a vital search, a way of thinking about existence.

I am a polyhedral artist. I am interested in painting, sculpture, installation, video, performance and even documentaries. They are tools and areas that help me at all times to guide ideas. Everything belongs to the same way of thinking. Although the thousand faces of these musings sometimes coexist, interact and, on occasions, oppose each other, in the end the whole always converges in the same prism. I use a wide range of materials and tools, chosen from my life experience, without complexes or predetermined preferences. Perfecting this concept of multiplicity, I founded in 2009, together with Esteban Plaza, the binomial -EX-, for the creation of performance, photo-performance and video-performance; more invasive formats in order to encompass all these disciplines at the same time (while still considering them separately). They are works that distill that idea of ​​not feeling the need to give up something. My Kodawari is undoubtedly the search for new limits, new horizons. It is a heartbeat, a breath. 

Short biography 

Je dois être ce que je suis. Comment pourrait on être ce que l'on est pas? Être autre chose n'aurait aucun sens. Mais qu'est-ce que c'est être? Est-ce quelque chose de mutable, d'évolutif ou de rigide, imprégné de fonctionnements de pierre ? Stable oui, car l'être doit avoir un certain équilibre. Je le vois comme un disque qui est un plan circulaire, qui peut tourner, changer d'orientation, d'angle, de direction... un mouvement continu, permanent mais jamais le même dans sa trajectoire ; un ouroboros, un cercle imparfait, un chemin qui marque toujours la recherche pour soi de l'excellence.


Je suis né en 1969, un dimanche. Comme c'est étrange d'être né un dimanche ! Nous avons l'idée que le dimanche beaucoup de gens se reposent. Bien que je suppose que lorsque vous sortez d'un utérus, vous ne savez pas vraiment ce que vous faites, ni quel jour il est. Ma Mère, la Mère, jeune et belle. Sur les photos tout est très blanc, comme dans un brouillard; un moment surréaliste, un monde idéal… mais en réalité il n'en est rien (je l'ai découvert plus tard, bien sûr!). On me nomma Christophe Michel Charles Faghel. 
Il n'y avait pas de père. Il y avait un imposteur (je le sus sans le savoir, personne ne me dit rien), il essaya d'usurper cette place. Pour cause de mon jeune âge, je ne savais pas qui il n'était pas. Malgré moi, au fil du temps, j'ai appris qui il était vraiment. En tant que père, il ne valais rien, je le niais. Il ne savait pas comment l'être. Je représentais un passé dans lequel lui n'avait pas été et pour cela il me conduisit d'une main serrée sur des chemins inutiles et amers. Perte de temps.Incompréhension.Soufrance.

D'où (je suppose) mon empressement à scruter dans le miroir, dans le reflet de mon intérieur (ainsi je l'ai senti et ressenti, encore aujourd'hui), une ressemblance avec quelqu'un que je ne connaissais pas et que (naïf de ma part) je pensais découvrir, en écartant les parties de mon visage que j'associais à ma mère.

Un travail impossible. Une tâche sans résultat réconfortant, une recherche infinie.

Au fil des ans, j'ai adopté de nombreux pères, de nombreux maîtres, des personnes qui m'ont enseigné; des hommes qui ont su être à mes côtés pour m'ouvrir des voies d'apprentissage. Je les porte en moi, dans la masse de mon sang (expression d'un ami), même si ce n'est pas génétiquement.

Ma Nounou d'abord et, plus tard, mes Grands-Parents maternels, m'ont offert une affection particulière; Je les sentais à mes côtés, mais à distance. Il semblait que je pouvais faire presque n'importe quoi. Ils me laissèrent expérimenter, fabriquer, jouer avec toutes sortes d'objets (depuis tout bébé, je garde, de fait, une photo en pleine performance!). Je fus un enfant solitaire et silencieux. J'aimais être immergé dans les univers que je me construisais (cabanes, fosses en terre, le cotch de mon Grand-Père – un petit atelier…). Quand, plus tard, un frère et une sœur sont nés, nous n'avons pas vu ni compris les mêmes choses, semble-t-il.

Un gilet rouge: une armure, plutôt une cotte de mailles, un pull écarlate à fermeture éclair dorée, tricoté par ma Marraine; un point culminant de couleur dans mes souvenirs qui, je crois, est le fondement de qui je suis aujourd'hui. Cet enfant que j'étais, ce garçon un peu potelé et toujours la tête dans les nuages, qui fermait sa veste de laine comme un ermite s'enferme dans une tour. Je me sentais savant sans savoir, ainsi protégé du monde extérieur. Je cherchais des espaces pour ce qui m'intéressait vraiment: inventer des choses (en plan, en volume, sous forme d'histoire...), toucher et sentir des murs, des pierres, des plantes, des insectes... Je pensais que tous les enfants avaient les mêmes jeux et certainement beaucoup les avaient,  beaucoup les ont abandonnés. Moi non.

Hormis l'heureuse rencontre avec deux instituteurs, qui portaient une attention toute particulière à la pratique en classe de ce que l'on appelait alors des travaux manuels, l'école s'est passée comme une routine fastidieuse. Le son de la cloche était le signal de la fuite. De se promener dans la campagne, chercher sans savoir quoi exactement, dessiner sur le sol avec des pierres, explorer des bunkers abandonnés (de la Seconde Guerre mondiale) et parfaits comme abris ludiques.

Ma Marraine, une femme élégante, stricte et affectueuse, m'a découvert (je crois que j'avais alors environ 6 ou 7 ans) de nombreux univers qui n'étaient pas intéressants à la maison: théâtre, danse, arts plastiques, le cancer (dont elle souffrait) et aussi une éducation très formelle (de la table, des codes de société, du "savoir être"). Elle a réussit à parfaire mon immersion dans ces disciplines à travers de cours en tous genres. Je pense que tout cela m'a conduit, des années plus tard (à l'âge de 16 ans), à obtenir un diplôme d'animateur socio-culturel. C'était la première fois que j'avais l'impression que ce que je faisais était valorisé et que mes 'affaires' pouvaient être utilisées. Je pensais que cela était ce que je cherchais. J'aissayai de faire comprendre aux autres mes passions (ce que pour moi n'était pas vraiment un travail), mais je m'ennuyai, pas toujours mais souvent. En fait, rapidement je me manquai à moi-même, j'avais besoin de faire pour moi.

Elle, ma marraine, morut. Peine. Douleur alors sans bornes.

L'absence et la mort sont présentes depuis très tôt dans mon existence. Il y a des trous (plus ou moins profonds) qui se creusent dans l'enfance et qui ne pourront jamais être comblés. La question est peut-être: pourquoi les couvrir? Les connaître et vivre avec eux est plus pratique.

Pourtant, la vie c'est aujourd'hui et elle s'en va, s'échappe là maintenant! Je ne sens pas de mélancolie, je ne veux pas perdre de temps avec hier si ce n'est pour améliorer le présent. Par ailleurs, avancer c'est aussi dire au revoir, laisser derrière soi, dégager de nouveaux horizons et créer sans cesse de chemins diférents. Cela semble épuisant, mais c'est là tout le travail de l'artiste. Je pense.

En deuxième année de lycée, j'ai réuni des amis (chacun apportait des expériences différentes) autour de l'idée de monter un groupe de performance. Nous assemblions des pièces libres mêlant théâtre, mime, danse et art plastique. Nous l'appelâmes 'Exilmoral'. La bibliothécaire devint une grande alliée et me poussa à participer dans des concours d'arts plastiques (je ne les ai jamais aimés, je ne comprends pas la concurrence, surtout en matière de création). Elle m'apprit tant de choses nouvelles pour moi (des choses qui n'apparaissaient guère dans le cursus scolaire: l'art contemporain par exemple), ce qui affûta mes sens, avides de voir, de comprendre et d'essayer des nouveaux medias. Une dame qui passa et laissa des envies qui furent plus tard. J'aime apprendre aux côtés de personnes mayeures que moi.

J'embrasse enfin mon indépendance avec l'enthousiasme de mes 18 ans et une bouffée d'air frais.

Après quelques labyrinthes, qui me paraissent aujourd'hui très compliqués et occasionnent une fatigue à retardement, j'ai commencé à me former comme éducateur spécialisé, avec l'idée de m'orienter vers l'art-thérapie et y inclure ainsi mes passions artistiques, que je continuais de pratiquer en parallèle.

Au milieu de tout cela, j'ai fait mon service militaire. A mon retour,A mon retour, j'ai continué avec l'art-thérapie et le corps (comme sujet principal), une recherche personnelle avec de la mise en scène et les arts plastiques comme outils et base de tous mes intérêts. Le travail commençait à donner ces fruits. Je commençais à recevoir des commandes de mise en scène théâtrale, et j'e commença aussi à exposer mes peintures. Je me suis toujours senti tiraillé entre la scène et le plastique, comme si j'étais responsable de délaisser l'un ou l'autre. Quand je travaillais dans un projet j'avais l'impression de ne pas pouvoir être à la hauteur avec d'autres pratiques.


Une rencontre : Paco. Dix ans de vie commune.


Finalement, j'abandonnai la partie thérapeutique pour me consacrer uniquement à l'aspect artistique. L'art, un mot habituellement maltraité et qui me faisait peur à l'époque (ce qui correspondit à mon arrivée en Espagne en 1993). Être artiste ou créateur, deux mots très importants que je en veux pas prendre à la légère. Au fil du temps, j'ai appris à ne pas avoir peur de ces mots, mais à les respecter. Être artiste n'a pas pour moi de composant romantique, ce n'est pas une idée du XIXe siècle, mais cela fait partie de ma personnalité. Ce n'est pas quelque chose que nous accrochons à un cintre en rentrant à la maison. De fait il n'y a pas beaucoup de différence entre l'atelier et la maison. Par ailleurs, pour moi, même si je passe presque tout mon temps à mon activité artistique, ce n'est pas un travail.
 


Ma relation avec la langue, avec l'espagnol et aussi avec les cultures qui composent l'Espagne, m'a révélé la beauté qui réside partout ici. Dans ses couleurs, dans sa cuisine (un autre cheval de bataille, héritage madame la Mère, cuisinière de profession), dans ses gens et dans la beauté du language. Pour sa sonorité et son écriture, dans ses tours et son riche vocabulaire.

En 2003 j'ai rencontré qui est mon mari aujourd'hui (marié avec lui depuis 2007) : José Luis.

Unir les arts plastiques et le théâtre, la danse, la cuisine et tout le reste n'a jamais été une tâche facile, et ici (d'abord à Peal de Becerro et maintenant à Cazorla) cela ne l'a pas été non plus.

Regarder les traces que nous avons laissées dans la vase de nos esprits oublieux me réconforte, sachant qu'elles ne sont plus qu'une entéléchie et, comme telles, elles ne sont plus, elles n'existent plus: elles furent.

En 2009, une autre rencontre: Esteban. Beaucoup de tentacules externes à repousser. Maux de tête. Mais nous sommes unis par une amitié importante et un travail sérieux. EX : interprètes ruraux d'un certain âge. Moi j'y crois. J'ai enfin compris la dualité scène/art plastistique sans être divisé.

J'ai fui mon passé, mais lui ne m'a pas quitté. Il dort latent dans cette laine rouge qui était autrefois une veste. Même si je maintiens hier à distance, il apparaît, il se manifeste dans mes doigts; les pommes de terre, les bâtons, la gouache ou l'argile que j'utilisais dans mon enfance sont maintenant une infinité de matières et d'espaces. Ce garçon à la frange monacale est encore très bavard (il n a pas fini!), me laissant rempli d'un silence profane qui donne voix à mon travail.

Le polyèdre qui constitue l'ensemble de mon travail, et aussi mon incapacité de gestion (même si je peux comprendre beaucoup de tenants et aboutissants, je n'ai pas l'astuce sufisante, c'est le stress!), font de l'idée de travailler depuis le rural vers l'extérieur une tâche complexe. Mais j'y crois et continu là.

He de ser lo que soy. ¿Cómo se puede ser lo que no se es? Ser otra cosa no tendría sentido. ¿Pero qué es ese ser? ¿Es algo mutable, evolutivo o rígido, impregnado de funcionamientos pétreos? Estable sí, porque el ser ha de tener un cierto equilibrio. Lo noto, como un disco que es un plano circular pero que puede rotar, cambiar de orientación, de ángulo, de sentido... un movimiento continuo, permanente pero nunca igual en su trayectoria; un uróboro imperfecto, un camino que busca siempre lo excelente para uno mismo.

 

Nací en 1969, un domingo. ¡Qué extraño eso de nacer un domingo! Tenemos la idea de que en los domingos mucha gente descansa. Aunque supongo que cuando sales de un útero no sabes muy bien lo que haces, ni el día que es. Mi Madre, la Madre, joven y guapa. En las fotos todo es muy blanco, como en una niebla; un momento surreal, un mundo ideal… pero en realidad no lo es tanto (eso lo supe después, ¡claro!). Me dieron como nombre: Christophe Michel Charles Faghel.

 

No había padre. Hubo un impostor (lo supe sin saberlo pues nadie me dijo nada) que intento ocupar ese sitio. Por mi temprana edad yo no sabía quien no era. A mi pesar, con el tiempo, supe quien sí era. Como padre no me valía, se lo negaba. Él no sabía serlo. Yo representaba un pasado en el que él no había estado y me llevó de una mano apretada a terrenos muy innecesarios y amargos. Pérdida de tiempo. Incomprensión. Sufrimiento.

 

De ahí (supongo) mi afán de escrutar en el espejo, en el reflejo de mi interior (así lo sentía y lo siento), un parecido a alguien que no conocía y que (ingenuo de mí) pensaba descubrir, descartando las partes de mi rostro que asociaba a mi madre.

 

Un trabajo imposible. Una tarea sin resultado reconfortante, una búsqueda infinita.

 

Adopté a lo largo de los años a muchos Padres, a muchos Maestros, personas que me han enseñado; hombres que supieron estar a mi lado para abrirme hacia caminos de aprendizaje. Les llevo dentro, en la masa de la sangre (expresión de un amigo), aunque no sea por la vía genética.

 

Mi Niñera primero y, después, mis Abuelos maternos, me ofrecieron un cariño especial; les sentía a mi lado, pero con distancia. Parecía que podría hacer casi cualquier cosa. Me dejaban experimentar, fabricar, jugar con todo tipo de objetos (desde bebe, de hecho, guardo una foto en ¡plena performance!). Era un niño solitario y silente. Disfrutaba inmerso en los mundos que yo mismo me construía (cabañas, fosos de tierra, le cotch – un pequeño taller- de mi abuelo...). Cuando, más tarde, nacieron un hermano y una hermana no veíamos ni entendíamos las mismas cosas, o eso parecía.

 

Una rebeca roja: una armadura, una cota de malla más bien, un jersey escarlata con cremallera dorada, que tricoteó mi Madrina; un punto álgido de color en mis recuerdos que siento como el fundamento de lo que hoy soy. Ese niño que fui, ese muchachillo algo gordito y ensimismado, que cerraba su chaquetilla de lana como un ermitaño recién nacido se encierra en una torre. Me sentía sabiendo sin saber, protegido así del mundo exterior. Podía estar tranquilo para lo que únicamente, de verdad, me interesaba: inventar cosas (en plano, en volumen, en forma de historia...), tocar y palpar paredes, piedras, plantas, bichos... Pensaba que todos los niños disponían de los mismos juegos y supongo que así era, muchos los dejaron. Yo no.

 

Salvo por el feliz encuentro con dos maestros, que prestaban especial atención a la práctica en clase de lo que entonces denominaban trabajos manuales, la escuela paso por mí como una rutina tediosa. El sonido de la campana era la señal de escapada. De pasear por el campo, buscar sin saber qué exactamente, dibujar en la tierra con piedras, explorando los bunkers (de la segunda guerra mundial) abandonados y perfectos como refugios lúdicos.

 

Mi Madrina, una mujer elegante, estricta y afectuosa, me descubrió (creo que yo tenía entonces unos 6 o 7 años) muchos mundos que en casa no interesaban: el teatro, la danza, las artes plásticas, el cáncer (que ella padecía) y también una educación muy formal (de la mesa, de los códigos de sociedad, del ‘saber estar’). Consiguió que perfeccionara mi inmersión en esas disciplinas a través de cursos y clases de todo tipo. Creo que todo ello me llevó, años después (a la edad de 16), a alcanzar un diploma de animador socio-cultural. Fue la primera vez que tuve la impresión de que se valoraba lo que hacía, y que se podía dar una utilidad a mis cosas. En realidad, pronto eché de menos mis mundos porque lo que en realidad hacía era procurar que hicieran otros. Necesitaba hacer para mi.

 

Ella, mi Madrina, murió. Pena. Pena entonces inabarcable.

 

La ausencia y la muerte han estado presentes desde muy temprano en mi existencia. Hay agujeros (más o menos profundos) que se cavan en la infancia y que jamás se podrán rellenar. Tal vez la pregunta sea: ¿para qué taparlos? Conocerlos y convivir con ellos resulta más práctico.

 

Aun así, la vida es hoy y se va, se está yendo. No quiero melancolía, no se puede perder tiempo con el ayer si no es para mejorar el presente. Además, avanzar es también despedir, dejar tras de sí, despejar horizontes y crear continuamente nuevos caminos. Parece agotador, pero en eso reside el trabajo del artista. Creo yo.

 

En el segundo año de instituto reuní a unos amigos (cada persona aportaba experiencias diferentes) en torno a la idea de montar un grupo escénico. Montamos piezas sueltas, mezclando teatro, mimo, danza y plástica. Lo llamamos ‘Exilmoral’. La Bibliotecaria se convirtió en una gran aliada y me empujó a participar en concursos de artes plásticas (nunca me han gustado, no entiendo lo de competir, sobre todo cuando se trata de creación). Me enseñaba de todo (cosas que nunca aparecen en el currículo escolar) , lo que afilaba mis caninos, ávidos de ver , entender y probar. Una dama que pasó y dejó deseos que vieron la luz después. Me gusta aprender junto a personas que son mayores que yo.

Abrazo mi independencia con la ilusión de los 18 años y un aliento renovador.

 

Tras otros derroteros, que ahora me parecen muy complicados y me causan un cansancio retardado, comencé a formarme como educador especializado, con la idea de saltar a la terapia y querer incluir en ella mis pasiones artísticas, que seguía llevando en paralelo.

 

En medio de todo, hice el servicio militar. A mi regreso, seguí buscando con el arte-terapia y el cuerpo (como sujeto principal), a través de la dirección escénica, las artes plásticas, base de todos mis intereses. El trabajo iba dando sus frutos. Recibí entonces algunos encargos de dirección teatral, y también comencé a exponer mis pinturas. Siempre me sentía dividido entre la escena y la plástica, como si fuera responsable de no atender todo a la vez. De nuevo tuve la sensación de echar de menos muchas cosas.

 

Un encuentro: Paco. Diez años de vida compartida.

 

Al final, abandoné la parte terapéutica para dedicarme únicamente a la practica artística. Arte, una palabra vapuleada por todo el mundo y que tal vez me asustaba en ese momento (que correspondió a mi llegada a España en 1993). Ser artista o creador, dos palabras muy importantes y que no debo tomar a la ligera. Con el tiempo, aprendí a no tener miedo a esos vocablos, sí a respetarlos. Ser artista no tiene un componente romántico, no es una idea decimonónica, pero sí pertenece a mi personalidad, no es algo que cuelgo en la percha al volver a casa. De hecho, no hay mucha diferencia entre la casa y el taller y aunque se trabajé mucho, no es un trabajo.

 

Mi relación con el idioma, con el castellano y también con las culturas que conforman España, me ha descubierto la belleza que aquí reside por todas partes. En sus colores, en su cocina (otro caballo de batalla, herencia de mi Señora Madre, cocinera de profesión), en sus gentes y en la belleza de la lengua. Por su sonoridad y su escritura, en sus giros y su vocabulario tan rico.

 

En 2003 conocí a quien es hoy mi marido (casado con él desde 2007): José Luis.

 

Unir plástica y teatro, danza, cocina y todo lo demás nunca fue tarea fácil, y aquí (primero en Peal de Becerro y ahora en Cazorla) tampoco lo ha sido, tampoco lo es.

 

Mirar las huellas que hemos dejado en el légamo de nuestras mentes olvidadizas me reconforta, sabiendo que solo son ahora una entelequia y, como tal, ya no son, ya no existen: fueron.

 

En 2009 hubo otro encuentro: Esteban. Muchos tentáculos ajenos que apartar. Dolores de cabeza. Pero nos une una amistad importante y un trabajo serio. EX: performers rurales de una cierta edad. Yo, al menos, creo en ello. Me he reconciliado con la dualidad escena/plástica.

 

Me escapé de mi pasado, pero él no se escabulló de mí. Duerme latente en esa lana encarnada que un día fue chaqueta, aunque mantengo al ayer a raya. Se presenta, se manifiesta en mis dedos; las patatas, los palos, les guaches o el barro que utilizaba en mi infancia ahora es un sinfín de materias y espacios. Ese niño con flequillo monacal habla todavía por los codos (¡y lo que le queda!), dejándome lleno de un silencio que profano dando voz a mi obra.

 

El poliedro que conforma el conjunto de mi trabajo, y también mi incapacidad como gestor (aunque pueda entender muchos entresijos, no doy de si, me agobia), hacen que la idea de funcionar desde el pueblo para afuera resulte ser una tarea compleja. Pero ahí sigo.

I must be what I am. How could we be what we are not? To be anything else would make no sense. But what is it to be? Is it something mutable, evolutionary or rigid, imbued with stone workings? Stable yes, because the being must have a certain balance. I see it as a disc which is a circular plane, which can turn, change orientation, angle, direction... a continuous, permanent movement but never the same in its trajectory; an ouroboros, an imperfect circle, a path that always marks the search for excellence for oneself.

I was born in 1969, on a Sunday. How strange to be born on a Sunday! We have the idea that on Sunday many people rest. Although I guess when you come out of a womb you don't really know what you're doing or what day it is. My Mother, the Mother, young and beautiful. In the photos everything is very white, as in a fog; a surreal moment, an ideal world… but in reality it was not so (I discovered that later, of course!). They gave me as a name: Christophe Michel Charles Faghel.

There was no father. There was an impostor (I knew it without knowing it, nobody told me anything), he tried to usurp this role. Because of my young age, I didn't know who he was. Despite myself, over time, I learned who he really was. As a father, he was worthless – I denied it. He didn't know how to be. I was of a past in which he had not been and for that he led me with a tight hand on useless and bitter paths. Waste of time. Incomprehesion. Suffering.

Hence (I suppose) my eagerness to scrutinize in the mirror, in the reflection of my interior (thus I felt and feel it, even today), a resemblance to someone I did not know and whom (naive of me). I thought I'd find out, dismissing the parts of my face that I associated with my mother.

An impossible job. A task with no comforting result, an endless search.

Over the years, I have adopted many fathers, many masters, people who have taught me; men who knew how to be at my side to open up new ways for me to learn. I carry them in me, in the mass of my blood (expression of a friend), even if it is not genetically.

My Nanny first and, later, my maternal Grandparents, gave me special affection; I felt them by my side, but at a distance. It seemed like I could do almost anything. They let me experimented, make, play with all sorts of objects (since I was a baby, I keep, in fact, a photo in full 'art' performance!). I was a lonely and silent child. I liked to be immersed in the universes that I built for myself (cabins, earthen pits, my Grandfather's cotch – a small workshop…). When, later, a brother and a sister were born, we didn't see or understand the same things, it seems.

A red cardigan: armor, more like chain mail, a scarlet sweater with a golden zipper, knitted by my Godmother; a highlight of color in my memories which I believe is the foundation of who I am today. This child that I was, this somewhat chubby boy with his head always in the clouds, who zipped up his woolen jacket like a hermit would have shutted himself up in a tower. I felt like a scholar without knowing, thus protected from the outside world. I was looking for spaces for what really interested me: inventing things (in plan, in volume, in the form of a story...), touching and smelling walls, stones, plants, insects... I thought that all children had the same games and certainly many had them, many gave them up. Me no.

Apart from the happy meeting with two teachers, who paid particular attention to the practice in class of what was then called manual work, school went like a tedious routine. The sound of the bell was the signal to flee. For walking in the countryside, searching without knowing what exactly, drawing on the ground with stones, exploring abandoned bunkers (from the Second World War) and perfect as playful shelters.

My Godmother, an elegant, strict and affectionate woman, introduced me (I think I was then about 6 or 7 years old) to many worlds that were not interesting at my own home: theatre, dance, plastic arts, cancer (which she suffered) and also a very formal education (of the table, of society codes, of "knowing how to be"). She succeeded in perfecting my immersion in these disciplines through courses of all kinds. I think all this led me, years later (at the age of 16), to obtain a socio-cultural animator diploma. It was the first time that I felt that what I was doing was valued and that my 'stuff' could be used. I thought this was what I was looking for. I worked with others, my passions as tools (which for me wasn't really a job), but I was bored, not always but often. In fact, quickly I missed myself, I needed to do and do it for me.


She, my godmother, died. Sadness. Pain then without bounds.

Absence and death have been present since very early in my existence. There are holes (more or less deep) which are dug in childhood and which can never be filled. The question may be: why cover them? Knowing them and living with them is more practical.

However, life is today and it is leaving, escaping here and now! I don't need melancholy, I don't want to waste time with yesterday except to improve the present. Furthermore, moving forward also means saying goodbye, leaving behind, clearing new horizons and constantly creating diferent paths. It sounds exhausting, but that's the whole job of the artist. I think.

In the second year of high school, I gathered friends (each brought different experiences) around the idea of ​​starting a performance group. We put together free pieces combining theatre, mime, dance and plastic art. We called it 'Exilmoral'. The librarian became a great ally and pushed me to take part in plastic arts competitions (I never liked them, I don't understand the competition, especially in terms of creation). She taught me so many new things for me (things that hardly appeared in the school curriculum: contemporary art for example), which sharpened my senses, eager to see, understand and try new media . A lady who passed and left desires that were for later. I like to learn alongside people who are bigger than me.

I finally embrace my independence with the enthusiasm of my 18 years and a breath of fresh air.

After a few labyrinths, which seem very complicated to me today and cause delayed fatigue, I began to train myself as a specialized educator, with the idea of ​​orienting myself towards art therapy and thus including my artictic passions. Which I was still practice in parallel.

In the middle of all this, I did my military service. On my return, I continued with art therapy and the body as the main subject. A personal research with stages and the plastic arts as tools and the basis of all my interests. Work was beginning to bear fruit. I began to receive orders for theatrical production, and I also began to exhibit my paintings. I always felt torn between the stage and the plastic, as if I was responsible for abandoning one or the other. When I was working on a project I felt like I couldn't measure up to other practices.

An encounter: Paco. Ten years together.

Finally, I abandoned the therapeutic part to devote myself solely to the artistic aspect. Art, a word usually mistreated and which scared me at the time (which corresponded to my arrival in Spain in 1993). To be an artist or a creator, two very important words that I don't want to take lightly. Over time, I learned not to be afraid of these words, but to respect them. Being an artist doesn't have a romantic component for me, it's not a 19th century idea, but it's part of my personality. It's not something we hang on a hanger when we get home. In fact there is not much difference between the workshop and the house. Moreover, for me, even if I spend almost all my time in my artistic activity, it is not a job.

My relationship with the language, with Spanish and also with the cultures that make up Spain, has revealed to me the beauty that resides everywhere here. In its colors, in its cuisine (another workhorse, heritage of Madame la Mère, cook by profession), in its people and in the beauty of the language. For its sound and its writing, in its turns and its rich vocabulary.

In 2003 I met who my husband is today (married to him since 2007): José Luis.

Uniting plastic arts and theatre, dance, cooking and everything else has never been an easy task, and here (first in Peal de Becerro and now in Cazorla) it has not been either .

Looking at the traces we have left in the mud of our forgetful minds comforts me, knowing that they are nothing more than an entelechy and, as such, they are no more, they no longer exist: they were.

In 2009, another meeting: Esteban. Lots of outer tentacles to erase off. Headache. But we are united by an important friendship and serious work. EX: rural performers of a certain age. I believe in it. I finally understood the stage/plastic art duality without being divided.

I fled my past, but it did not leave me. He sleeps latent in this red wool that used to be a jacket. Even if I keep the yesterday at a distance, it appears, it manifests itself in my fingers; the potatoes, the sticks, the gouache or the clay that I used in my childhood are now an infinity of materials and spaces. This boy with a monastic fringe is still very talkative (he hasn't finished!), leaving me filled with a profane silence that gives voice to my work.

The polyhedron that constitutes all of my work, and also my inability to manage (even if I can understand a lot of the ins and outs, I don't have the tricks enough, what a stress!), make me believe the still idea of working from the countryside outwards. Is a complex task. But I believe in it and continue there.

 

 

 

 

 

 

Trajectory:

#2022

en proyecto:

  • IDNTT Project.

  • Matar al padre – performance.

  • Creación y dirección – teatro – Un Vicente cualquiera.

 

-Te odio,... yo tampoco – performance – I encuentro internacional de arte en acción - 29 de octubre Jaén -

- Cazorla - Performance – TRAGART –25 de junio

- Creación y dirección de una obra de teatro performativo: Uróboro

 

#2021 

Cazorla – octubre – performance aniversario de EX: Verted Eros.

Baeza – septiembre – performance Mividasolomía – Ruinas de San Juan. Ayuntamiento – Baeza diversa.

Cazorla -Febrero/mayo - Educa Cazorla festival - Dirección de A Lomos de

un viento de cristal

Cazorla – febrero/junio -Escenografía para la 8ª noche de Diego Jimeno

Cazorla – dirección, montaje y presentación del documental: desalojar el

espacio callado.

Cazorla – abril/junio- ensayos y actuación en la 8ª noche de Diego Jimeno

 

#2020 

Madrid – feb - Producción y realización de la escultura ¬ hablar con las

estrellas

Workshop de 6 meses – enero/junio – ‘Desalojar el espacio callado’

Cazorla: enero-Presentación documental/performance – el mar entre los

olivos.Workshop de 6 meses – enero/junio – ‘Desalojar el espacio callado’

Cazorla: enero-Presentación documental/performance – el mar entre los olivos.

 

#2019 

Úbeda – septiembre (21/22): ROOM III – performance – Fundación San Lorenzo

Madrid – septiembre (11/12/13): ROOM II – show room – galería ART Room

Marzo/Oct: proyecto _El mar entre los olivos – performance/documental

Febrero - Madrid – 24 febrero – Festival ‘FANG’ – Plaza Callao

Performance _Marranos.

 

#2018 

Ensayo/exposición – ‘Metrónomos para el deseo’

CAZORLA: Estreno performance ‘D H H d l V’ – Festival Internacional de Teatro de Cazorla.

CAZORLA: Director Festival de Arte Contemporáneo ‘7 arte en circuito’. Julio.

CAZORLA: Creación escultura ‘Pequeña Babel’, ubicada en hall del Teatro de la Merced. Proyecto realizado en colaboración con los alumnos y profesores de los CEIPs de Cazorla. Inaugurada el 22 de junio.

CAZORLA: Taller de Arte en Vivo. Proyecto de integración y visibilidad de personas con discapacidad mental / física, ‘Te regalo mi diferencia II’. Teatro de la Merced. 16 Junio.

VENECIA: Bienal de Arquitectura – Surfaces Festival/Bodies - Performance ALBARE en Palazzo Ca’Zanardi, invitado por It’s Liquid Group. 28 Mayo.

BAEZA: Ponente en el I Foro por la Cultura de la Provincia de Jaén, organizado por Diputación Provincial de Jaén, Universidad de Jaén y Universidad Internacional de Andalucía. Lugar Campus de la UNIA,16 -17 feb.

MADRID: Artista seleccionado para el Festival Franqueados 018. Febrero.

CAZORLA: Vídeo-performance ‘Ayer ya fue Mañana’. Teatro de la Merced-feb.

 

#2017 

MADRID: Exposición individual ‘Después del ALBARECER’ en Galería Art Room Espacio Experimental. 30 nov-27 dic.

TOLEDO: Exposición individual ‘DARK DANCERS’ en el Círculo de Arte de Toledo. 29 sep-30 oct.

MADRID: Performance ‘ALBARE’ en la Galería Art Room Espacio Experimental. 13 de Septiembre.

CAZORLA: Performance ‘ALBARE’ – Teatro de la Merced. Agosto.

CAZORLA: Performance ‘Sueño de Nácar’, con la participación de alumnos del CEIP San Isicio de Cazorla. Teatro de la Merced, 23 de junio.

CAZORLA: Actor en el cortometraje ‘LACUNA’ de la productora El Piso de Arriba. Estreno 23 de junio en Teatro de la Merced.

CAZORLA: Performance Nantaimori durante la inauguración del Festival ‘CUVO + 7 Arte en Circuito’. Teatro de la Merced, 8 de junio.

CAZORLA: Instalación ‘Abismos Cercanos’ para ‘7 Arte en Circuito’. 8, 9 y 10 de junio.

CAZORLA: Comisario de ‘7 Arte en Circuito’. 8, 9 y 10 de junio.

CAZORLA: Director del proyecto ‘CUVO + 7 Arte en Circuito’. 8, 9 y 10 de junio.

PEAL DE BECERRO: Performance ‘Azul de Metileno’ en Sala ‘Ala Oeste’. 19 de Mayo.

LINARES: Exposición individual ‘BESTIAL’, en Galería Cristóbal Bejarano. Feb-mar.

ÚBEDA: Trabajando en proyecto expositivo-instalación individual para Fundación Huerta de San Antonio.

#2016 

MADRID: Exposición colectiva ‘Nuevas Propuestas’ en Galería ‘Art Room Espacio Experimental’. Diciembre 2016- enero 2017.

MÁLAGA: Performance ‘Azul de Metileno’, en Sala ‘La Cochera Cabaret’. Nov.

CAZORLA: Performance - proyecto vídeo-arte ‘Don’t touch!’. Noviembre.

CAZORLA: Festival Internacional de Teatro de Cazorla 2016 | Programa de Calle. Performance ‘Azul de Metileno’ en Teatro de la Merced. Octubre.

CAZORLA: Festival Internacional de Teatro de Cazorla 2016. Diseño cartelería, programa y distintas escenografías publicitarias del certamen. Septiembre.

FRANCIA: Ganador PLATINUM con su obra ‘TOTEM’, en la convocatoria internacional ‘SNAC- Social Network Art Competition- FRANCE 2016. Agosto.

FRANCIA: Ganador TITANIUM con sus obras ‘3 en ligne’ y ‘Le petit chapeau’, en la convocatoria internacional ‘SNAC- Social Network Art Competition- FRANCE 2016. Agosto.

MADRID: Exposición Colectiva Virtual dentro del proyecto ‘Hoy es 2030’ convocado por Colectivo Sur-Círculo de Bellas Artes-La Grieta... Junio.

CAZORLA: Noche de la Tragantía 2016. Diseño cartelería. Junio.

VALLADOLID: Exposición Individual ‘Dark Dancers & M3’, en Galería Lorenzo Colomo. Mayo-Junio

MADRID: Medalla de Bronce en la VI Bienal Internacional de Escultura ‘El Valle de los Sueños’ con su obra ‘GEA’. Abril.

TORREBLASCOPEDRO: Exposición colectiva en el C.A.C. Francisco Fernández. Abril-Mayo.

CAZORLA: Performance - proyecto vídeo arte ‘Azul de Metileno Video Electric’. Abril.

MADRID: Ganador IV Edición Festival Franqueados | Premio al Mejor Montaje por su instalación ‘Ofelia’. 27 Feb.

CAZORLA: Teatro de la Merced. Performance Proyecto ‘Mujeres, Madres y Mentoras’. 30 de enero.

 

 

Premios:

Medalla de Bronce en la VI Bienal Internacional de Escultura ‘El Valle de los Sueños’ (Madrid)con su obra ‘GEA’.- 2016

 

Primer premio Franqueados (Madrid) – instalación – 2016

Premio PLATINUM con su obra ‘TOTEM’, en la convocatoria internacional ‘SNAC- Social Network Art Competition- Francia 2016.

 

Premio TITANIUM con sus obras ‘3 en ligne’ y ‘Le petit chapeau’, en la convocatoria internacional ‘SNAC- Social Network Art Competition- Francia 2016.

 

Primer premio de pintura del certamen XXVIII Serrano Cuesta: 2005

Primer premio de pintura del certamen XXVIII Serrano Cuesta: 2003

Primer premio de la diputación de Jaén por diseño vestuario y escenografía de la obra – La historia del soldado – 1998

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